Le manager, comme tout être humain, a des besoins incontournables. En les reniant, il risque de s’enfermer dans une prison dorée, les paradoxes du manager. Ce qui risque de le couper de son potentiel et de celui des autres.

Ayant, constamment, le nez dans le guidon, il n’a pas le recul nécessaire sur soi, sur son travail et sur les autres pour libérer ses énergies et reprendre de l’altitude.
Quatre paradoxes sont à l’affut du manager. Que Dieu vous en préserve. Il y a le paradoxe de la solitude: Plus il est en difficulté, moins il peut le monter, plus il grandit, plus il se croit obligé de continuer à se débrouiller tout seul.
Plus il a besoin d’aide, plus il se croit obligé de s’en sortir seul. Ensuite, le paradoxe du fantasme: Le manager est, généralement, fantasmé par les autres et par lui-même. De fait, descendre de son socle devient difficile pour lui et aussi et pour les autres. Plus il est seul et plus il a besoin d’aide et moins il peut, paradoxalement, en demander .Et le paradoxe des proches: Ses proches (familles, conjoints et amis) qui sont censés et aussi désireux de l’aider ne sont pas objectifs. Le conjoint est, souvent, frustré et entre en rivalité par rapport à sa charge de travail. Plusses proches s’en éloignent, plus le manager s’investit dans son travail et s’éloigne des siens.
Et aussi, le paradoxe de la super compétence: Face à tout problème, ses collaborateurs attendent de lui la solution. Le manager et ses collaborateurs sont enfermés dans des «jeux sans fin» où chacun se sent paralysé par le comportement de l’autre et justifie son blocage par le blocage de l’autre.







