La confrontation est, de ce fait, la compétence du coach qui comporte le plus de risque. Car le coach confronte le coaché dans ses retranchements les plus intimes (certitudes, croyances, comportement, émotions ou opinions).

Pour faire avancer le coaché vers l’autonomie, plusieurs outils sont à la portée du coach. Un de mes préférés est la confrontation. Pourquoi? Parce qu’il permet de “mettre le client face à ses responsabilités lorsqu’il renâcle à atteindre ses objectifs,” explique F. Delivré (in Métier de coach – P:243).
Précisons que confronter n’est pas mettre en accusation le client et encore moins le critiquer, mais, le conduire à prendre conscience des incongruences entre ses dires et ses actes ou entre ses dires eux-mêmes.
La confrontation est, de ce fait, la compétence du coach qui comporte le plus de risque. Car le coach confronte le coaché dans ses retranchements les plus intimes (certitudes, croyances, comportement, émotions ou opinions). Parfois, le coaché peut se sentir attaqué ou incompris, si l’alliance n’y est pas ou est altérée. C’est un outil que le coach doit savoir manier avec tact et délicatesse et, surtout, savoir quand et pour quelle finalité l’utiliser. La confrontation est, certes, une technique d’intervention efficace. Elle est, aussi, un moyen pour renforcer la confiance et l’alliance, à une condition. Le coach ne doit pas avoir peur de déplaire ou de pousser le client vers les voies qu’il ne veut pas découvrir. “Nos clients nous payent pour penser et sentir autrement qu’eux, pas pour penser et sentir comme eux ou à leur place” explique Carlo Moïso, psychiatre et didacticien en Analyse
Transactionnelle italien.
“Tu n’es pas là pour être sympathique, tu es là pour être efficace”, dixit Carlo Moïso. Le coach n’est pas un “courtisan”, ni un “fournisseur de solutions”, mais un agitateur, un provocateur, un dérangeur, un “désembrumeur d’horizons” (A. Cardon), un partenaire de route compétent qui “éclaire”.







