Une communication est dite ciblée, si elle permet de transmettre un message. La transmission du message est aisée, si la communication intègre des cartes du monde en présence.

Une fois, ma fille Ines est rentrée à la maison effondrée. La maîtresse de français avait, sévèrement, puni un de ses camarades de classe, qui n’avait pas fait ses devoirs. Elle trouve qu’elle était dure. Qu’elle en a fait, un peu trop. “J’avais les larmes aux yeux. Ce n’est pas comme ça qu’elle doit faire”. Du tic au tac, Lamia, ma fille aînée, lui répond “C’est bien fait pour lui, il l’a mérité. Il n’avait qu’à faire ses devoir”. Ines n’avait pas apprécié. Il s’ensuit, alors, un échange. Chacune y allait par ses arguments.
J’avais plaisir à les entendre parler. Cet échange, jour-là, m’a située quant à leur cadre de référence. Leur carte du monde. L’énergie qui les nourrit. Ines avait, à l’époque, 6 ans et Lamia 9 ans. Elles ont, aujourd’hui, 15 et 18 ans. Je savais qu’elles n’appréhendaient pas les choses de la même manière, cela donnait, parfois, lieu à de petites escarmouches verbales. Cet échange entre Lamia et Ines fait, désormais, partie de l’arsenal de cas que je partage avec les participants aux ateliers dédiés à la communication interpersonnelle, que j’anime. En effet, une communication est dite ciblée, si elle permet de transmettre un message. La transmission du message est aisée, si la communication intègre des cartes du monde en présence. Toute exclusion ou refus d’admettre une carte du monde différente de la sienne entraîne, automatiquement, blocage. Rejet. Absence de communication ou, dans le meilleur des cas, mécommunication. L’acceptation de la sienne et celle des autres donne à la communication toute sa noblesse et sa puissance. C’est pour cela qu’elle est tolérance








