Sauve-toi, la vie t’appelle, un titre qui interpelle toute personne qui aspire à la liberté! Tel était mon cas quand j’ai acheté ce livre lors d’un voyage.

L’auteur de ce livre, Boris Cyrulnik ,est neuropsychiatre et directeur d’enseignement à l’université de Toulon. Il est l’auteur de plusieurs succès , notamment Un merveilleux malheur, Les vilains Petits Canards, Parler d’amour au bord du gouffre, De chair et d’âme et Autobiographie d’un épouvantail.
Dans Sauve-toi, la vie t’appelle, Boris Cyrulnik raconte comment il a survécu à la déportation lors de la rafle nazie de la seconde guerre mondiale. Il fait des allers-retours entre son présent et son passé en plongeant au plus profond de sa mémoire, exercice douloureux tant par la reconstruction de sa mémoire traumatique que par la recherche des témoins pour pouvoir confronter ses souvenirs.
Avec un récit tragique, Cyrulnik nous prend dans un voyage en son enfance,tout en nous présentant sur le chemin les figures d’attachement qui ont marqué cette période de sa vie.
C’est un livre que je vous recommande parce qu’il nous montre comment le silence, les secrets, et la parole deviennent des moteurs qui ravivent la mémoire de l’enfant traumatisé, cette même mémoire qui va guérir ses blessures. Dans son histoire, ce grand spécialiste de la résilience a traversé plusieurs étapes : l’étape du silence, d’abord pour rester en vie quand il était petit, puis pour ne pas être différent quand il est devenu adolescent ; ensuite l’étape des aveux, pour se reconstruire et pour donner la parole à sa mémoire qui se restructure.
La compréhension du passé donne tout son sens au présent.
Boris Cyrulnik a pu ordonner les étapes de sa vie en privilégiant sa version à lui, il a arrangé sa mémoire pour survivre, une manière de se faire croire que même dans le mal extrême, il y’a une part d’humanité, ce processus de la résilience s’est déclenché chez lui grâce à l’attachement sécure qu’il a trouvé chez les familles d’accueil où il a été placé quand il était enfant.
Enfin, je ne peux m’empêcher de partager avec vous un petit passage où Boris Cyrulnik montre la différence entre coping et résilience : « Cette évolution fréquente chez les enfants de la guerre, permet de penser que le coping n’est pas la résilience. Le coping consiste à affronter l’épreuve, au moment où elle se présente. L’enfant défie le malheur avec sa petite personnalité déjà construite. Il combat ce qui est autour de lui avec ce qui est en lui. On parlera de résilience plus tard, dans l’après-coup, quand l’enfant devra affronter dans sa mémoire, la représentation de ce qu’il a subi. Le coping est dans la synchronie, la résilience dans la diachronie.»
Cela va sans dire que la compréhension du passé donne tout son sens au présent.








Tu m as donné envie de le lire… Sans hésitation, ça sera ma lecture de cet été
Merci Najat… C est toujours un plaisir de te lire
Bravo najat 💓
Tu m’a donné envie de le lire.