Êtes-vous de ceux qui ont l’habitude de reporter des tâches au lendemain ? Connaissez-vous cette petite voix qui vous pousse à laisser ce que vous faites pour passer à autre chose? Avez-vous ce sentiment d’être incapable d’engager une action?

Si vous vous reconnaissez et que vous êtes souvent envahi par des sentiments de colère, de regret et de dévalorisation de vous-même, car vous ne réussissez pas à démarrer une tâche que vous avez programmée, sachez que la procrastination est un phénomène naturel qu’on ne peut pas combattre, mais que l’on peut réduire avec certains procédés.
La raison pour laquelle on procrastine est que la tâche qu’on souhaite réaliser nous dépasse ou peut-être trouvons-nous des difficultés à la faire. La raison pourrait être plus profonde lorsqu’il s’agit d’une tâche qui ne revêt aucun sens pour nous.
On aura tendance alors, pour échapper à l’ouvrage, à passer plus de temps sur nos téléphones. On navigue sur les réseaux sociaux, surfons sur le web et nous laissons nos tâches pour après. L’utilisation excessive de nos mobiles est l’un des indicateurs principaux de la procrastination. Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres que la personne choisit pour fuir la tâche demandée.
“Comprendre le pourquoi de la procrastination peut nous aider à découvrir la source de notre démotivation. Nous saisissons alors l’importance d’une introspection pour mettre en évidence nos moteurs d’action qui nous permettront d’optimiser notre efficacité professionnelle.” Nous révèle la coach de carrière et de leadership Sanaâ MIKOU. Elle ajoute que grâce à des outils d’évaluation des facteurs de motivation, comme le WPMOT (Workplace Motivators) de TTI SUCESS INSIGHT, la personne peut connaître ses valeurs qui impactent sa décision à passer à l’action. “Prendre conscience de nos moteurs permet d’écarter ou de réajuster certaines actions qui ne répondent pas à nos valeurs principales. Cela augmente notre satisfaction personnelle et diminue l’effet du stress.”
Existe-t-il des moyens pour changer ce comportement improductif qui ralentit notablement nos projets?
Conseil numéro 1
Découper les tâches difficiles en petites tâches facilement réalisables. Avec cette formule, vous arriverez à effectuer ce qui était, pour vous, au départ perçu comme insurmontable. Vous réussirez à créer une dynamique positive et cela fonctionne parfaitement pour moi.
Conseil numéro 2
Construire un momentum de productivité qui pourra vous aider par la suite à faire le suivi de l’ensemble de vos actions et travailler avec des deadlines. Il n’y a pas mieux pour mesurer vos progrès quotidiens et vous activer. Vous serez conditionné et limité par le temps. Les résultats obtenus vous feront sentir plus productif et plus motivé. Vous enclenchez alors, un processus positif vous encourageant à exécuter votre travail.
Conseil numéro 3
Il est nécessaire de mettre son téléphone en mode avion pour éviter toute distraction, se donner 15 ou 20 minutes par tâche le temps de s’y habituer pour que ça devienne une action régulière et installer une nouvelle routine.
Procrastiner n’est pas forcément négatif. C’est un comportement qui vous indique que la tâche que vous souhaitez accomplir nécessite des ressources à développer en vous formant ou en allant demander de l’aide. Il vous renseigne aussi sur comment vous fonctionnez : ceux qui procrastinent cherchent une gratification immédiate et attendent la dernière minute pour commencer leur projet sous l’effet de la panique. Dans cet état, des études ont montré que cette peur se transforme en moteur.
Procrastiner semble inévitable. Par conséquent, il est essentiel d’apprendre à rester en action par de petites tâches qui vous permettront d’avancer au lieu de vous laisser avoir totalement par la procrastination.







