On me demande souvent pourquoi un coach devrait s’intéresser aux Neurosciences ?
Pourquoi il devrait savoir ce qu’est un neurone (une cellule nerveuse) ? une synapse (la région de contact entre deux neurones ou entre un neurone et une autre cellule) ? Ou encore un réseau neuronal (assemblée de neurones impliqués dans une tâche ou fonction particulière) ? Ne pas savoir quelles sont les unités fonctionnelles de notre cerveau (les neurones) et leurs grands principes de fonctionnement (influx nerveux, transmission chimique, fonctionnement en réseau, …) reviendrait à conduire une voiture sans savoir qu’elle avance grâce à un moteur et que ce moteur a besoin d’essence pour fonctionner !
Sans ces informations, ce que j’appelle les fondamentaux des Neurosciences, comment aller plus loin et espérer comprendre ce que sont la neuroplasticité et les autres processus cérébraux qui constituent la base même du coaching ? Le prix Nobel Eric Kandel, dans son article intitulé Un nouveau cadre conceptuel de travail pour la psychiatrie3 souligne que « tous les processus mentaux, même les processus psychologiques les plus complexes, découlent des opérations du cerveau ». Il précise que « des altérations spécifiques du comportement se traduisent par des changements fonctionnels caractéristiques dans le cerveau ». Ainsi, le cerveau est à l’origine des comportements et tout changement de comportement modifie le cerveau en profondeur, sur le plan anatomique, structural et fonctionnel. C’est le phénomène de neuroplasticité.

En tant que coaches, nous nous positionnons comme des « experts en matière de neuroplasticité autodirigée », comme le dit Jeffrey Schwartz4 . Nous accompagnons nos coaché·e·s sur le chemin d’une transformation profonde. Leurs changements – de comportement, de mindset, de vision des choses, de pensées, … – vont induire des modifications au niveau même de leur cerveau. C’est dire à quel point nos interventions peuvent avoir un impact important sur nos coaché·e·s, ce dont nous devons impérativement être conscients à chaque instant de notre accompagnement ! Les Neurosciences nous permettent de comprendre pourquoi et comment fonctionnent notre accompagnement et les protocoles que nous utilisons, en connaissant d’abord le fonctionnement cognitif de nos coachés. Les bénéfices à maîtriser ces fondamentaux sont nombreux:
- Acquérir de nouvelles connaissances afin de faire évoluer leur pratique tout au long de leur activité (formation continue)
- Concevoir des processus, des méthodes et des outils d’accompagnement innovants, compatibles avec les principes du fonctionnement du cerveau, et adaptés à la diversité des personnes et des situations qu’ils rencontrent
- Mieux comprendre les expériences, les comportements et les modes de pensée de leurs coaché·e·s pour les accompagner au mieux dans leur processus de changement
- Être en capacité de comprendre et d’expliquer les fondements théoriques et scientifiques ainsi que la construction des modes d’intervention qu’ils choisissent – rien ne motive plus quelqu’un que de comprendre pourquoi on l’invite à faire telle action ou pourquoi on utilise tel protocole !
- Accroître la confiance de leurs coaché·e·s visvis d’eux-mêmes et de leur pratique
- Renforcer leur confiance dans leur pratique, leur posture et leurs capacités d’accompagnement
- Et au final, gagner en profondeur et en crédibilité en tant que coach.
De nombreuses informations sur le cerveau et son fonctionnement circulent. Pour développer positivement leur pratique avec les Neurosciences, les coaches devront être vigilants et considérer uniquement des informations scientifiquement validées, publiées dans des journaux internationaux à comité de lecture (Nature, Nature Neuroscience, Annual Review of Neuroscience, Neuron, …) ou encore des revues ou des articles de vulgarisation plus accessibles, réalisés par des experts du domaine.










Merci c’est intéressant