Parce que le cerveau, son fonctionnement, ça ne s’invente pas !
Aujourd’hui, le préfixe « neuro » est plus que largement utilisé et on parle de cerveau pour tout ou presque. Malheureusement les neuromythes sont encore bien vivants ! Avant de comprendre comment le cerveau fonctionne et de quelle manière les neurosciences peuvent devenir un atout dans notre coaching, mettons fin à ces neuromythes !
C’est quoi les neuromythes ?
Les neuromythes sont toutes ces choses que nous entendons ou que nous lisons un peu partout au sujet du cerveau et qui sont pourtant erronées, sans lien avec les données scientifiques. Ce sont des préjugés, des idées reçues et des croyances qui participent à la désinformation générale.
L’origine principale des neuromythes ? La progression par tâtonnements de la science. Une théorie est construite puis une autre théorie, complémentaire ou contradictoire à la précédente, émerge, invalidant la première et ainsi de suite. A une époque, la terre était plate ! Les théories invalidées laissent des traces, des “mythes” peuvent s’installer et se transmettre par le biais de divers médias, d’autant plus vite qu’internet est là et répand toute sorte d’information à grande vitesse dont la validité est rarement contrôlée.
Vous avez dit neuromythes ?
Neuromythe n°1 – « Nous n’utilisons que 10 % (ou 20%) de notre cerveau »
Certainement l’un des neuromythes les plus connus. Bien qu’Albert Einstein ait répondu lors d’une interview qu’il n’utilisait que 10% de son cerveau, les découvertes en neurosciences montrent clairement que qu’aucune zone du cerveau n’est complètement inactive, même – et surtout ! – pendant le sommeil. De plus, l’évolution ne permet pas le gaspillage et le cerveau, comme les autres organes, est modelé par la sélection naturelle.
Il ne représente qu’environ 2% du poids total du corps humain mais consomme 20% de l’énergie disponible. Avec un coût énergétique aussi élevé, l’évolution n’aurait pas permis le développement d’un organe dont 90% serait inutile. Ce qui n’empêche pas de voir fleurir des méthodes en tous genres pour « vous aider à utiliser 100% de votre cerveau » !
Neuromythe n°2 – « Je suis cerveau gauche, elle est cerveau droit ».
On entend aussi beaucoup ce neuromythe là ! Pourtant les études en imagerie cérébrale ont clairement montré que les hémisphères du cerveau fonctionnent ensemble pour toutes les tâches cognitives, même s’il existe des asymétries fonctionnelles. En tant que système hautement intégré, il est rare qu’une partie du cerveau fonctionne individuellement.
Certaines tâches, telles que la reconnaissance des visages et la production de la parole, sont dominées par un hémisphère donné. Pour autant, la plupart des tâches exigent que les deux hémisphères travaillent en même temps. Ce qui invalide les concepts de “cerveau gauche” et de “cerveau droit” fonctionnant de manière indépendante dans le cadre d’une fonction particulière.
Neuromythe n°3 –« Pour trouver la solution à un problème, il faut rester focus et se creuser les méninges nonstop. »
Surtout pas ! Il vaut mieux alterner entre recherche de solution au problème et pause active – réalisationd’une tâche peu exigeante sur le plan cognitif. Les “Eurêka” surviennent rarement au bureau, mais plutôt sous la douche, en faisant ses courses ou en se promenant dans la nature.
Dans une de leurs études, Benjamin Baird et ses collègues2 ont montré que lorsque nous nous trouvons bloqués sur un problème qui nécessite une solution créative, la meilleure stratégie est de tourner son attention vers une autre tâche qui, elle, ne nécessite que peu de concentration.
Les résultats au test pratiqué étaient moins bons pour les sujets ayant effectué une tâche exigeante, s’étant reposé pendant 12 minutes ou n’ayant pris aucune pause pendant le temps de latence imposé entre deux phases de réflexion sur le problème posé.








