Regard Spiralien sur la dichotomie

Faites entrer tout le monde dans le jeu du développement culturel à grande échelle, à l’aide d’un cadre partagé, basé sur des fondamentaux naturels.

Rationalisez le discours humain autour du cadre, en amplifiant l’impact des agents du changement, des éducateurs et des leaders en cohérence avec le cadre interculturel partagé. Intégrez les domaines cloisonnés de la gouvernance, de l’entreprise, de la science, de l’éducation, des relations sociales et du bien-être et vous vérifierez, alors, la matérialisation de l’hypothèse Sociocentriste. La réponse tant attendue aux problèmes générés par l’exubérance matérialiste.

Le résultat d’un continuum …

Au-delà des vues à la fois romantiques et tragiques de la condition humaine, la vie s’est toujours avérée être une auto-organisation continue. Toutes nos émotions, pensées et comportements ont évolué dans un processus, soit de création d’une forme d’organisation, soit de son maintien. À un certain niveau, ce que nous faisons répond à un but organisationnel. Quand il y a désordre, nos émotions, nos pensées et notre instinct nous poussent à stabiliser les choses (Syntropie), lorsque l’ordre est routine, nos émotions, nos pensées et nos instincts nous poussent à les réorganiser et tendent vers un désordre apparent (Entropie).

Les différentes phases d’Entropie ont été déclenchées par des codes profonds entraînant d’abord l’expression des pulsions instinctives, ensuite celle de la puissance égocentrique et, de nos jours, celle du raisonnement calculé. Ces expressions de nous-même, furent successivement suivies par des phases de stabilité, cimentées par des codes profonds entretenant d’abord le sacrifice de soi à la tradition tribale, ensuite à l’obéissance doctrinale et, de nos jours, à l’approbation du groupe. Cette dernière, engageant le Sociocentrisme, réactive tous les codes dissemblables que nous avons utilisés pour nous organiser – tribus, empires, religions, démocraties, sociocraties – et peine désespérément à nous arracher aux codes profonds du raisonnement calculé qui entretiennent nos pulsions Matérialistes. L’entropie ne se soucie pas de nous, de nos sentiments, de nos croyances, de nos griefs, de notre idéologie, de notre philosophie ou de notre identité. La seule chose à laquelle elle répond est l’auto-organisation.

Votre attention s’il vous plait …

La culture est en grande partie un ensemble de normes, standards et conventions partagés, à la fois visibles et invisibles – normes de langue, architecture, technologie, monnaies, rituels, science, lois, valeurs, croyances, récits. Sans eux, organiser presque tout serait impossible. Nous ne deviendrons des surfeurs de la complexité, systémiciens responsables, communautaires, écologiquement régénératifs et résilients, que si la contrainte environnementale s’impose en dissonance et sommes capable d’en trier les signaux faibles.  

Nous avons des lois nous disant comment ne pas nous comporter, et des normes culturelles disparates pour la façon de nous comporter, mais nous n’avons pas de normes culturelles pour la façon dont nous utilisons notre atout le plus adaptatif – la conscience. Sur le plan psychologique, à chaque nouvelle interaction, nous ne savons même pas de quel côté de la route psychologique conduire, ni si les feux de signalisation disent stop ou go.

La stabilité sur fond de Sociocentrisme en solution au chaos d’un matérialisme effréné …

Sur le plan sanitaire, la crise actuelle, réactualise le retour des enjeux collectifs qui invitent à repenser (transformer ?) notre mode de vie sous la pression de la dégradation de notre environnement comme facteur de changement de nos comportements. Or, la loi de l’intégration se rappelle à nous chaque fois que nous faisons table rase du passé, en nous contraignant à un recul … moyenâgeux.

Puisqu’il s’agit d’être inclusif, un premier pas sur le chemin du Sociocentrisme sera de faire évoluer la normalité actuelle, établie sur l’objectif de rentabilité maximale, en incluant au prix des choses, leur coût environnemental et leur coût social. En effet, « Est-il normal d’acheter un tee-shirt en coton 2 euros alors que son coût environnemental, en production de CO2 ou en consommation d’eau, et son coût social, par le travail des enfants qu’il implique, est beaucoup plus élevé ? (Pascal Picq) ». Alors nous contribuerons à une autre normalité en développant un humanisme plus favorable aux générations futures.

Au-delà de toutes nos différences, nous nous exposons à 3 questions:

  1. Quels sont les 5% fondamentaux du développement humain qui, s’ils sont pratiqués de façon habituelle, vont automatiquement créer un bien-être résilient ?
  2. Comment peuvent-ils être distillés en un processus universel pertinent ?
  3. Comment pouvons-nous faire de ce processus un élément du vécu de la culture quotidienne dans le monde ?

 

 

Mario Rastelli

Coach professionnel MCC, Formateur et expert en accompagnement du changement

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