Nous le savons tous, un bon accompagnement (efficace avec et pour le client) nécessite une bonne qualité de relation. Sans ce rapport de confiance du client, spontané ou établi, nous manquerons un grand nombre d’informations de sa part. Le coaching restera en quelque sorte superficiel, car le client ne s’ouvrira pas avec nous au réel enjeu auquel il fait face.

Cette qualité de relation passe déjà par une présence pleine et attentive à soi.
Certaines personnes la nomment centration ou être centré. Cependant la présence à soi et au client est bien plus vaste qu’une simple attention du moment pour se centrer ou d’être centré. Ce qui est déjà très bien avant de commencer un coaching, ou même pendant pour clarifier ses idées.
La présence représente notre capacité à, certes, se centrer, et tout autant à garder cette attitude pendant toute la rencontre. Cela inclut donc notre capacité à renouveler cet état au fil de la rencontre, quels que soient les éléments qui surgissent et les moyens d’interventions.
De plus, être présent permet de percevoir avec plus de limpidité et de netteté, les aspects de la dynamique relationnelle avec le client et son impact en soi.
La présence modifie ainsi notre champ de conscience, qui s’ouvre à un espace de reconnaissance plus subtil. Nos sens captent mieux les signes non verbaux, les nuances dans les gestes, les mimiques, le timbre de la voix, ce que ressent le client.
Cela facilite l’empathie avec le client, pour mieux l’accompagner avec des questions, des interventions plus adéquates et confrontantes au besoin avec finesse.
Je me suis rendu compte de la distinction entre ‘se centrer’ et ‘être présent’ grâce à la pratique régulière de méditation (bouddhiste et de pleine conscience). Initié en 2008, avant même de commencer mon parcours de certification de coaching professionnel en 2011, j’ai constaté une grande et profonde complémentarité avec la PNL (Programmation Neuro-Linguistique).
Les outils de la PNL et du coaching permettent de mieux comprendre, de modéliser des stratégies comportementales et cognitives. Et la pratique de méditation permet de se (re)connaître profondément au niveau sensitif, émotionnel et mental.
“Notre conscience nous permet une finesse d’observation inégalée par les microscopes scientifiques actuels.
En effet, comment un microscope pourrait observer l’émergence et l’objet d’une pensée, avec l’émotion liée à celle-ci ?
Certes de gros progrès ont été faits dans le domaine des Neurosciences et de l’imagerie médicale. Mais il n’en reste pas moins que grâce à notre faculté de présence, qui nous permet une observation plus claire et limpide en conscience de nos schémas de pensées-émotions, il nous est possible de ressentir avec finesse les émotions qui nous animent de manière simultanée, et non juste la principale que le mental a identifié.”
Davantage de conscience, de soi, avec le client, génère davantage d’excellence
En effet, grâce à notre qualité de présence, développée par une pratique régulière de plusieurs années, il est bien possible de détecter les premiers signes de tensions ou d’émergence d’émotions, ainsi que des schémas de pensées en lien avec, plus ou moins porteurs.
Et cette habileté représente un atout de taille pour tout coach qui accompagne des clients, quels que soient leur domaine de pratique de coaching.
Vous l’aurez compris, développer sa qualité de présence est essentiel, pour une meilleure reconnaissance et qualité de relation à soi. Qualité qui de fait va s’étendre avec nos clients et nous faciliter l’accès à des observations plus fines et des interventions plus efficaces.
Il existe plusieurs types de pratiques douces qui permettent de développer notre présence ; Tai-Chi, Qi-Gong, Méditation pleine conscience, Yoga. À chacun et chacune de s’adonner à celle qui lui convient.
Dans tous les cas, notre qualité de présence à soi et au client impacte directement la qualité de nos accompagnements.
Davantage de conscience, de soi, avec le client, génère davantage d’excellence








