Pendant des siècles réservés aux rois et aux dignitaires religieux. Consommé pendant des occasions spéciales. Considéré comme la nourriture des dieux, le chocolat est une mine de bienfaits. Riche en antioxydants, vitamines et minéraux, il est très bénéfique.

Le noir vous va si bien !
50 grammes de chocolat noir quotidiennement baissent de 10% les risques de maladies cardiovasculaires. Les flavonoïdes qui le composent freinent l’oxydation du LDL cholestérol (le mauvais) augmentent la synthèse du HDL cholestérol (le bon) et fluidifient le sang. Ils ont un effet antiplaquettaire similaire à celui de l’aspirine. Ils assouplissent la paroi des vaisseaux sanguins. Ajoutés aux bienfaits du potassium que contient le chocolat ils abaissent la tension élevée ; mais pour cela un repas équilibré est indispensable. Toutes ces qualités, toujours avec un repas équilibré, permettent l’augmentation de la sensibilité à l’insuline. Donc le chocolat noir est bel et bien un ami ; il prévient et les maladies cardiovasculaires dont l’hypertension et le diabète de type 2. Par ailleurs le chocolat noir a un faible index glycémique. Qui dit index glycémique faible dit pas de prise de poids. A consommation raisonnable, bien évidemment. Avec sa pointe de magnésium il vous apporte détente et relaxation. Pondérées par la phényl-éthylamine, ce proche cousin des amphétamines, qui vous donne le tonus nécessaire.
Cacher ce blanc que je ne saurai voir…
Or pour être une telle source de bienfaits le chocolat noir a un goût ! Pas très palatable il faut dire. Alors pour mieux faire passer ce goût on a entrepris de mélanger le chocolat avec toute sorte d’exhausteurs de goût le lait, la crème, le piment fort et surtout le sucre. Pas moins de 50% en moyenne par tablette. La liste est loin d’être exhaustive. Mais le lait et ses dérivés entravent les fonctions des flavonoïdes ; le sucre, quant à lui, apporte la douceur. Malheureusement ce dernier est rajouté en excès Ce faisant il déclenche le système sérotonine et le circuit de récompense. De cette façon là se met en place l’accoutumance. D’où l’augmentation des quantités à chaque prise et la suite d’inconvénients qui en découlent.
Un aliment plaisir
Dans une belle tasse chaud avec une goutte de lait pour en éclaircir la couleur, et à peine de sucre pour atténuer le goût rêche, ou une belle tablette à 85% de cacao, ou en bouchée unitaire coquinement emballée ou en petit carré accompagnant le café, ou juste avant le coucher, ou… le chocolat est et restera un aliment plaisir. Et le plaisir on le fait durer. Rien de mieux alors que déguster son chocolat lentement, voluptueusement. N’hésitez pas à imiter le tâte-vin lorsqu’il expertise un nectar. Mangez votre chocolat des yeux d’abord puis écoutez le craquer sous la dent, avant de le placer entre la langue et le palais et le laisser fondre. Là quelques coups de langue de droite à gauche et de gauche à droite achèveront d’extirper la quintessence de ce carré. Vous avez tout loisir d’en reprendre un second et de le déguster exactement de la même manière. Vous constaterez qu’au bout de ce deuxième carré et au maximum d’un troisième votre envie de chocolat sera comblée.
De cette façon là ayant tiré le meilleur de cette nourriture des dieux, ayant satisfait vos cinq sens, vous touchez le paroxysme du plaisir de bouche. Vous êtes à deux doigts de la transe des prêtres offrant à leurs dieux le divin breuvage.
En conclusion dégusté sans parcimonie mais à bon escient le chocolat est authentiquement un bon ami.








