L’immunité émotionnelle ou mentale représente les fondations solides sur lesquelles se construit la résilience.

Pas de Santé Émotionnelle sans Immunité Émotionnelle ! Pas de Santé Physique sans Immunité Physiologique. Les deux immunités sont l’essence d’une santé holistique. La peur du virus attire le virus. Quand on a peur on émet des fréquences basses qui vont attirer des choses qui nous tirent vers le bas. Le système immunitaire s’affaiblit et nous sommes ainsi exposés aux maladies. La peur déclenche les hormones de stress et le cercle vicieux se poursuit. La peur nous met en mode survie et nous oublions de vivre.
Pourquoi je dois accompagner le stress gentiment jusqu’à la porte de sortie ? Car si je montre de la résistance, je le renforce et il finira par gagner. Si je le pousse de force vers par la porte, il va rentrer par les fenêtres et tous les interstices qu’il trouvera. Il va alors se mettre à relâcher du cortisol dans le corps puis tirer la sonnette d’alarme dans l’amygdale, cette partie minuscule du cerveau qui gère les peurs, colères et émotions négatives, elle se met à sonner plus vite et plus fort.
Le cortisol affaiblit et détruit des neurones de l’hippocampe, cette structure cérébrale jouant un rôle central dans le processus de mémoire et la navigation spatiale. D’ailleurs La maladie d’Alzheimer résulte d’une lente dégénérescence des neurones, débutant au niveau de l’hippocampe.
Quand le cortisol est relâché en grande quantité dans le corps, c’est comme si la maison intérieure est en flammes et le cortisol vient éteindre le feu, mais en attendant il met tous les autres systèmes du corps en mode alerte. Toute l’énergie du corps doit être déployée pour « éteindre le feu ». Des fois c’est justifié, et souvent ça ne l’est pas. Le stress modéré ou sévère change graduellement la structure du cerveau et on devient progressivement plus sensible au stress jusqu’à en être dépendant, on crée une addiction.
Il y a un vieux dicton en neurosciences qui nous dit : « neurons that fire together wire together. » « Les neurones qui se déclenchent ensemble se connectent ensemble». Cela signifie que plus j’exécute un circuit neuronal dans mon cerveau, plus ce circuit devient fort. C’est pourquoi, pour citer un autre vieil adage, “la pratique rend parfait”.
Le mental peut changer le cerveau qui peut changer le mental. C’est un point essentiel car toute les forces intérieures et ce que nous désirons de positif : joie, bonheur, amour, bienveillance, etc. ont été construits dans le cerveau depuis des expériences positives de ces mêmes forces intérieures. Pour renforcer le positif en nous, mettons l’accent sur les expériences positives en les amplifiant. Si je veux plus de confiance par exemple, je vais revivre une expérience de succès avec tous mes sens, je la répète le plus longtemps possible. Je la vis comme une méditation, comme un film projetée sur écran géant dans un cinéma en plein air, en bord de mer, en forêt, dans le désert ou en montagne. Je m’imprègne de chaque fraction de seconde de ce film, j’en regarde les détails les plus petits, je joue les prolongations et je m’en délecte… Je laisse le temps à mon cerveau pour créer de nouvelles connexions, je me fais cette projection 21 jours d’affilé au moins. La pratique rend parfait !
Or pour faire entrer ces expériences positives dans le cerveau et les faire coller, je dois dépasser le fameux penchant négatif du cerveau qui fait que je rumine une expérience désagréable plutôt que de profiter d’un moment de bonheur. Le cerveau réagit fortement aux expériences négatives et a tendance à les cumuler. La formule de Rick Hanson résume parfaitement ce phénomène : « Le cerveau agit comme du Velcro avec les expériences négatives et comme du Téflon sur les expériences positives. »
Ce cerveau prend donc une photo de l’instant qui se joue à l’extérieur et la stocke dans sa base de données intérieure. L’expérience traumatisante est alors neurologiquement gravée dans le disque dur de notre cerveau avec toute sa charge émotionnelle et ses composants biochimiques. L’événement a ainsi modifié notre biologie interne et cela devient « une mémoire à long terme. » Des études menées en Suisse à Zurich et ailleurs dans le monde ont montré que les traumatismes provoquent une infime fissure de l’ADN et se transmettent ainsi jusqu’à 14 générations. Imaginez le poids lourd que cela représente sur nous et sur notre descendance. Nos ancêtres ne savaient pas, Nous, nous savons. Nous sommes donc dans l’obligation de briser les chaines du malheur. L’épigénétique nous démontre cette capacité que nous avons pour arrêter ces héritages encombrants et pénalisants.
Dès que je vis une situation qui rappelle au cerveau limbique un événement traumatisant avec ses émotions, ou que je me le remémore, les substances chimiques sont à nouveau relâchées et leurs effets indésirables reprennent leur ballet incessant. Et plus je redouble d’efforts pour éviter les émotions, les fuir ou les enfouir, plus elles deviennent puissantes et je les revis comme si l’événement se passait maintenant. Je les ressens physiquement et je suis piégé par mes émotions et l’énergie qui les régit. Je suis face à un binôme désagréable : pensée traumatisante – réaction émotionnelle puissante. Une pensée charrie un sentiment, une image, un son, une odeur ou un goût qui réveille une émotion. Un processus répétitif qui donne vie à l’émotion, elle prend de l’ampleur et devient une sorte de personnalité, quelqu’un qui m’habite… Je la nourris avec mes pensées, je lui donne des fertilisants et des engrais involontairement et elle prend vie dans tout mon être, dans mon corps et dans mon cerveau. Elle prend vie en moi et quelle vie !!
Et comme le corps est pur, authentique et objectif, il me redonne tout ce que je lui donne en pensées, il me le rend en sensations agréables ou désagréables. Il ne fait aucune différence entre un film réel que j’ai vécu avec tout mon être physiquement et qui s’est déroulé à l’extérieur et un film remémoré ou imaginé par mon cerveau et qui se joue à l’intérieur de ma tête et de mon être. Il me redonne la même émotion avec sa panoplie de réactions biochimiques désagréables. Je suis ainsi face à un conditionnement mental avec effets physiologiques. L’état interne entier devient alors câblé et émotionnellement conditionné par le passé. Des circuits neuronaux se construisent par la répétition et facilitent le déclenchement automatique des réactions. Rappelez-vous les neurones qui se déclenchent ensemble se connectent ensemble.
Nous avons alors les mêmes sentiments qui se créent plus facilement, car le corps fabrique les mêmes produits chimiques et hormones chaque jour. En raison des émotions de peur, de colère, d’hostilité, de frustration, de douleur, de souffrance, etc., et parce qu’elles sont dérivées des hormones du stress et des systèmes d’urgence de survie, le cerveau envoie le message au corps pour se préparer à l’événement au cas où il se produirait à nouveau. Il est en état d’urgence, jamais de repos, toujours aux aguets. Je vous laisse deviner ce qui se passe ? Il devient plus facile de se souvenir du passé douloureux à force de le lui rendre visite tous les jours, et de bien veiller à ce qu’il soit vivant, fort et présent. Et on zappe le présent. Toute notre perception du monde se fonde sur cette mémoire. Et le corps reste ainsi connecté au passé. Notre vision du monde se fait depuis l’angle du passé. (Lire Partie 4)








