Quand j’ai découvert pour la première fois, les concepts de la « Thérapie Sociale » inventés par Mr Charles Rojzman , j’ai eu envie de crier comme Archimède « j’ai trouvé ! ». Tellement ils m’ont permis de mieux me connaitre et de trouver des explications aux comportements violents face auxquels je me suis toujours sentie impuissante.

Je me sens vraiment émue face à l’idée selon laquelle la violence n’est qu’une réponse à la peur d’un danger réel ou fantasmé née d’un besoin presque obsessionnel non satisfait :
- La peur d’être agressé ou maltraité ou chosifié et le besoin de sécurité ;
- La peur d’être abandonné, exclu ou rejeté et le besoin d’être aimé, apprécié et reconnu ;
- La peur d’être jugé, humilié, rabaissé, méprisé ou dévalorisé et le besoin d’être valorisé ;
- La peur d’être culpabilisé et le besoin de justice et de sécurité psychique.
…La thérapie sociale aide à comprendre les mécanismes qui nous conduisent à la violence contre nous-mêmes et contre les autres. La formation à la Thérapie Sociale donne la possibilité de connaître ses propres tentations de violence dans les situations de stress, de peur et d’impuissance…
Charles Rojzman
Mon sentiment d’impuissance face à la violence est en train de se transformer en un réel enthousiasme à l’idée que le coach pourrait très bien s’inspirer de la thérapie sociale pour accompagner de plusieurs façons les individus et les équipes désirant atteindre un certain apaisement relationnel.
La thérapie sociale recommande de résoudre la violence par le conflit. Oui …le conflit …qui, par peur de la violence, est souvent déserté, fuis, évité et perçu négativement. Il y est considéré comme une occasion d’apprentissage et de croissance, une dynamique relationnelle qui permet de mettre en évidence les contradictions et les divergences, de faire les reproches que l’on a l’un envers l’autre, de défendre ses points de vue et même d’exprimer sa colère lorsque c’est nécessaire pour faire respecter ses limites.
« Tout ce qui nous irrite chez les autres peut nous mener à mieux nous connaître » .
Carl Gustav Jung
Le conflit fait émerger une créativité…une certaine intelligence collective. Etre en conflit c’est prendre en compte les autres comme des partenaires, comme des semblables avec qui nous sommes en désaccord sur un sujet précis. C’est les considérer comme des êtres humains blessés comme nous, fragiles et sensibles et pas comme des ennemis à dominer ou à détruire. Pour que le conflit soit constructif, il est important que les gens parviennent à ne plus s’idéaliser ou se diaboliser, à être authentiques et à accepter les manques et les imperfections tant en eux-mêmes que chez les autres.
Eviter le conflit pour avoir la paix ? Elle serait une fausse paix…un calme qui précèderait la tempête …Ne serait-ce que parce que l’autre que nous jugeons violent et duquel nous cherchons à nous protéger se sentirait abandonné ce qui réveillerait ses peurs et accentuerait sa violence.
Et n’oublions pas que même en renonçant à ses propres besoins pour éviter le conflit on est violent. On l’est contre soi-même.









oui, c’est vrai la violence est une émanation directe de la peur. sa thérapie n’est pas si aisée tel qu’on peut le prétendre. la première approche qui est déterminante est de vaincre sa propre peur. pour se faire ,il est nécessaire de se découvrir ,se connaître et faire un réel travail sur soi.
Merci pour votre commentaire et à très vite sur CNM.
C est c ne ouverture intéressante qui permet de mieux se comprendre et comprendre les comportements d autrui !!
On a tous besoin de ce genre d outils pour avancer doucement mais sûrement !!
Bonjour étant responsable d’un établissement scolaire nous sommes confrontés au quotidien à ce genre de confrontation entre étudiants parents et même entre personnels , J’adhère complètement,
sujet très intéressant bravo .
Le titre paraît paradoxal mais l’art de resoudre la violence par le conflit est en soit passionnant.
Je retiens le chapitre suivant :
*Je me sens vraiment émue face à l’idée selon laquelle la violence n’est qu’une réponse à la peur d’un danger réel ou fantasmé née d’un besoin presque obsessionnel non satisfait*
Toute la richesse est dans le conflit sans violence,ça nous permet de progresser,d’écouter l’autre et de reconnaître ses besoins mais aussi les nôtres.Il faut accepter qu’on est tous différents.Enfin le changement est l’affaire de tous;au point où on est,il nous faut une thérapie collective pour nous former au conflit.
Vous avez saisi le cœur du message de mon article: Ce n’est pas le conflit qui pose problème mais c’est plutôt la manière de le gérer qui en est un.
L amour et l estime de soi représentent la clé d une paix avec soi même et avec ceux qui nous entourent.S’écouter doit etre le conducteur à la paix. L’ intelligence émotionnelle, l outil à adopter au quotidien.Accepter les contraintes sociales; les avis des autres; et gérer les conflits dans l écoute et l’ amour, peuvent intégrer un processus de paix, si ce n est pour l immédiat, on peut le percevoir plus tard.
Sans regrets,sans peurs ni retours sur le passé.Et bcp de Gratitude pour le Divin!