Il est six heures du matin, le réveil matinal chasse mon Inconscient qui s’évanouit emportant avec lui mes rêves les plus intimes laissant place à mon conscient qui lui, est à peine interpelé par la sonnette du réveil.

Et alors démarre un dialogue entre moi et moi et moi-même. « Encore un peu, sous la couette? Non , non… Il est peut-être temps de se mettre debout pour une nouvelle journée? »
Je finis par me lever après quelques hésitations et démarre alors le rituel matinal. Ouvrant mon placard « robe, tailleur, style décontracté ou femme active avec talon? ou espadrille de vile ? couleur chatoyantes ou le noir absolu avec un maquillage chaud ? » Je me parle, encore et encore jusqu’au moment où je me retrouve coincé dans un embouteillage sur le chemin du boulot.
Bonjour par ci, salut par là et enfin installée pour démarrer une nouvelle matinée de travail le dialogue reprend : « Par quel dossier vais-je démarrer? Quel premier coup de fil? Vais-je lire mes mails ou appeler mon collaborateur pour m’entretenir avec lui autour de l’avancement du dernier projet? Et puis vais-je réfléchir au développement d’un nouveau produit ou plutôt me pencher sur le recrutement d’une nouvelle assistante? Et, ces fiches clients, il est peut-être temps d’en modifier le mode de classement?… »
Depuis le matin jusqu’à mon retour au lit, ma journée est jalonnée de choix qui me poussent à prendre des décisions plus ou moins importantes et plus ou moins facilement !
La variété des choix et la qualité de nos décisions influencent nos résultats
Souvent nous avons plusieurs souhaits et qui ne sont pas accompagnés de prise de décision. L’absence de décision nous enferme dans l’attentisme et l’inaction : nous voyons alors nos désirs et projets s’éteindre et un sentiment d’insatisfaction ne tarde pas à nous envelopper.
Si à chaque fois que vous allez sur votre lieu de travail, vous supportez ou subissez des relations toxiques pendant qu’une petite voix intérieure vous dit qu’il est temps de dire stop à ce stress quotidien et que malgré cela vous ne décidez pas de réfléchir à des options plus acceptables pour vous, alors vous serez certainement submergé par un sentiment de découragement.
Lorsque l’on décide, cela nous donne un sentiment de bien-être, de pouvoir de contrôle sur notre environnement : c’est un excellent antidote au sentiment d’impuissance. Nous commençons à nous mettre en mouvement vers nos buts. Dans l’exemple cité plus haut, la personne en décidant de s’affirmer ou en décidant de s’éloigner de ces personnes réussira à apporter un changement favorable dans sa vie.
Décider c’est trancher. Décider, c’est choisir parmi les options que nous avons celle qui est la plus appropriée à notre situation. Pas de choix pas de décision.D’autre part « Si le seul outil dont on dispose est un marteau on aura tendance à prendre le monde pour un clou » citation de Paul Watzlawick. Cela veut dire que « plus nous avons de choix mieux c’est » (postulat de la PNL): plus de choix émotionnels et plus de choix comportementaux. Cette affirmation permet de développer notre flexibilité pour apporter des réponses plus pertinentes aux situations vécues.
4 types de décisions
- Décider de ce que l’on veut, avoir un objectif clair et précis multiplie vos chance de réaliser
- Décider de de ce que l’on va faire est la meilleure façon d’entamer le chemin à parcourir vers votre but et témoigne de votre engagement
- Décider de comment j’interprète les évènements : vous avez toujours le choix de lire
- Décider ce à quoi j’accorde mon attention : sur ce quoi vous focussez finit par se matérialiser dans vos vie.
Comment décidez-vous ?
Développer son habileté à prendre des décisions rapidement et efficacement est important vu que celles-ci influencent de façon notable nos résultats! La décision est un processus qui mérite d’être intégré, compris et pratiqué.
Selon le contexte, chacun de nous a une manière propre à lui de décider: de façon automatique lorsque l’enjeu est faible comme s’arrêter à un stop ou adaptative avec peu de conséquences à long terme comme changer de chemin face à une route barrée, ou réfléchie pour les décisions critiques, qui requièrent de l’attention sur une longue période comme choisir les étapes et les moyens pour un voyage à une destination nouvelle et lointaine , ou enfin de manière intuitive lorsqu’il y a urgence et que nous manquons d’informations en comptant parfois sur le facteur chance.
Un modèle de processus décisionnel
Un bon processus décisionnel conduit généralement à une bonne décision… Un mauvais processus décisionnel conduit nécessairement à la mauvaise décision!
- Analyse de la situation
- Sélection des meilleures alternatives
- Identifier le problème, le poser et le formuler clairement
- Collecter le plus d’informations. Pas plus qu’il n’en faut et juste ce qu’il faut en rapport avec la situation puis vérifier la source et la fiabilité
- Bien comprendre la situation pour identifier des alternatives, des options.
- Choisir la meilleure alternative pour la situation : choisir en toute conscience et lorsque votre état est propice à la réflexion c’est-à-dire libéré de l’emprise des émotions. Focaliser sur ce qui est à gagner en optant pour tel choix et écarter ce qui vous effraie. Un trop plein d’hésitations est aussi source de blocage.
Je vous donne ce simple exemple : face à une proposition d’un nouveau poste ou de responsabilité ,l’hésitation ou la peur du changement peuvent vous laisser passer devant l’opportunité de booster votre carrière
Un outil que le coach utilise avec son client lors de l’accompagnement est la matrice coût-gain pour mesurer les pour et les contre. Suzy Welch, rédactrice en chef de Harvard Business Review a développé une technique pour prendre les bonnes décisions. Elle repose sur la prise en compte du moment immédiat, du moyen terme et du long terme. Welch propose, avant de prendre une décision, de procéder à un filtrage au moyen de la règle 10/10/10, en se demandant : est-ce que je me sentirais mal lors des prochaines 10 minutes ? Lors des 10 prochains mois ? Ou m’en souviendrai-je dans 10 ans ? cela permet d’analyser l’impact de chaque option dans l‘instant, à moyen terme et à long terme. Retenez que « Choisir c’est renoncer ».
7. Passer à l’action en choisissant le bon moment pour agir: vérifier si vous avez toutes les ressources pour agir. il n’y a pas de décision sans action pertinente !
8. Evaluer le résultat.
Retenez que les résultats obtenus dans les différents secteurs ou domaines de votre vie ne sont que le reflet fidèle de la qualité de vos décisions. Et c’est dans ce sens que vous entendrez répéter de la bouche des professionnels du développement de soi « Vous êtes les créateurs de votre vie » ; Oui… nos décisions façonnent notre réalité.

