Comment transformer vos défauts en compétences-Part 1

Aujourd’hui, après une séance de life coaching, j’ai eu envie d’écrire cet article et de partager avec vous comment il est faisable de transformer nos « prétendus » défauts en compétences.

Le philosophe F. Nietzsche préconisait souvent de ne pas se laisser culpabiliser par les autres et d’assumer ses prétendus défauts. Même si en effet, un défaut peut être perçu pour certains comme un manque de conformisme, passé au filtre de mon expérience il est surtout porteur d’une énergie positive. Tout dépend du regard que nous portons sur celui-ci !

Aujourd’hui, après une séance de life coaching, j’ai eu envie d’écrire cet article et de partager avec vous comment il est faisable de transformer nos « prétendus » défauts en compétences.

Vraiment ?

Oui… vraiment ! 

D’ailleurs, vous l’avez noté, je n’ai pas intitulé le titre de cet article « Comment transformer vos défauts en qualités », et vous savez certainement pourquoi…

Parce que j’ai pu observé, certainement tout comme vous,  qu’une qualité notoire chez une personne pouvait vite devenir un défaut pour son entourage.

C’est pour ça que…

Une personne harmonieuse peut être perçue comme monotone…

Un ami complaisant peut-être considéré comme un homme qui manque de personnalité…

Un père ordonné et rigoureux peut générer un sentiment de manquer de liberté…

Un partenaire enjoué peut frustrer celle qui recherche de la profondeur….

Un collègue efficace peut à la longue nous énerver car ne laissant pas de place aux autres  pour s’exprimer…

Une mère attentionnée peut faire naître chez ses enfants une sensation d’étouffement….

Un compagnon prudent peut agacer par son manque de spontanéité….

Ce sont quelques exemples. Je suis certain que vous pourrez ajouter les vôtres.

Vous l’avez donc compris… 

Les qualités tant recherchées peuvent devenir notre pire ennemi… Le fameux défaut !

Mais est-ce que nos défauts ou les défauts des autres sont vraiment à blâmer ? 

Ne pourraient-ils pas nous servir de levier pour grandir, nous améliorer, nous perfectionner, nous découvrir ? 

Et si nous nous lancions le challenge de transformer nos défauts en compétences…. Que pourrait-il se passer de merveilleux dans notre vie ? D’ailleurs, est-ce si simple ?

Tout d’abord, avant de nous occuper sérieusement de ces « fichus » défauts qui nous posent temps de soucis, ou pire, qui agacent les personnes que nous aimons, laissez-moi vous raconter une histoire :

La qualité d’enseignement du maître zen Hakuin frôlait l’insolence. Et pourtant, le pouvoir de ses mots transformait le plus récalcitrant des disciples. Un jour, un samouraï lui demanda :

  • Est-ce que l’enfer existe ? Et le paradis ? Et si oui, où se trouvent les portes ? Comment entrer ?

Le samouraï avait un esprit simple comme tous les guerriers. Il ne s’embarrassait ni de philosophie ni d’arithmétiques, seules la vie et la mort l’intéressaient. Il ne souhaitait pas assimiler une doctrine, mais savoir comment entrer au ciel et éviter l’enfer. Pour répondre, Hakuin adopta un langage à portée du samouraï.

  • Qui es-tu ? Demanda-t’il.
  • Je suis un samouraï, répondit l’homme.

Au Japon, le samouraï est le guerrier parfait qui n’hésite pas une seconde à donner sa vie.

  • Je suis le premier des samouraïs, poursuivit fièrement le visiteur, même l’empereur me respecte.
  • Toi, un samouraï ? se moquât Hakuin. Tu as plutôt l’air d’un gueux. 

Blessé dans son amour-propre, le samouraï oublia le motif de sa venue et dégaina son sabre.

  • Voilà une porte, fit Hakuin en souriant. L’épée, la colère, la vanité, l’ego sont les portes de l’enfer.

Le samouraï comprit et remit l’épée dans son fourreau.

  • Voilà l’autre porte, celle du paradis, commenta Hakuin.

Je me souviens, dans les premières années passées auprès de mon mentor Sri Sri Ravi Shankar, je lui avais partagé le fait que je me trouvais trop colérique. Sa réponse m’avait étonnée, voire même surpris : «  very, very good » (très très bien), « ta colère se manifeste à cause de ton amour pour la perfection. Lorsque le degré de perfection que tu recherches n’est pas atteint alors la colère monte en toi. C’est bon signe. Cette énergie te pousse à avancer, à te surpasser, à aller de l’avant, mais non canalisée elle se retourne contre toi. Tu ne maîtrises plus tes pensées, tes paroles et tes actes. Elle embrume ton esprit, et tu en viens à ressentir de la tristesse, de la peur ou de la haine, ou toute autre émotion. Lorsque tu arriveras à percevoir cette émotion non plus comme un défaut, mais plutôt comme une force, tu auras alors réussi à maîtriser ce cheval impétueux qu’est la colère.» 

Il m’avait donné la première clé : 

Voir notre défaut comme une énergie positive qui sommeille en nous

Il est vrai que parfois nous ne sommes pas conscient que nos façons d’être ou de nous exprimer, peuvent volontairement ou involontairement heurter la sensibilité d’autrui. Cette incompétence à ne pas pouvoir exprimer la qualité de notre défaut est un frein qui nous empêche d’explorer et de développer en nous une nouvelle compétence.

Comment voulez-vous changer en vous les choses dont vous n’êtes pas encore conscient ?

Difficile, n’est-ce pas ?

Donc il est impératif de devenir conscient. Comment ? 

En s’observant, en méditant, en respirant, en faisant une introspection, en se posant des questions mais les bonnes questions (votre coach est là pour vous aider à les faire émerger lors de la séance)…  mais aussi en demandant à ceux qui vous aiment, qui partagent votre vie, vos loisirs, votre travail, de vous exprimer sincèrement comment ils vous perçoivent dans tel ou tel domaine.

Si votre liste des « prétendus » défauts se rallonge rapidement… Rassurez-vous… Vous êtes sur la bonne voie… Et excellente nouvelle… Vous êtes en train d’accroître la liste de vos qualités !

Tout comme Sri Sri Ravi Shankar m’avait fait prendre conscience de mon incompétence, celle de ne pas savoir exprimer mon désir de perfection d’une façon constructive, j’avais perçu que derrière mon défaut d’être colérique, une énergie positive pouvait s’en dégager. Une qualité de plus avait vu le jour : perfectionniste.

Nous venons de trouver la deuxième clé :

Trouver les qualités qui se cachent derrière nos défauts

Cette clé est très importante. Elle s’appuie sur le fait de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Et comme tout ce sur quoi nous portons notre attention grandit, alors cette clé va nous permettre justement de libérer l’énergie positive emprisonnée par le « prétendu » défaut.

Prenons le cas d’une personne obstinée, voire têtue. Si elle ne devient pas consciente que son comportement paralyse son évolution dans la vie alors comment celle-ci pourra-t’elle transformer ce défaut en compétence. 

Elle sera coincée dans son incompétence. L’énergie négative de l’obstination l’empêchera de faire émerger en elle une nouvelle compétence, celle d’utiliser la qualité de l’obstination à savoir d’être combattant, de ne pas baisser les bras afin de réussir le projet ou l’objectif que celle-ci, ce sera fixé malgré les problèmes rencontrés. Elle deviendra une personne persévérante en amour avec soi et avec les autres. Elle saura rester ferme dans ses convictions, résolue dans sa décision d’agir, mais à la fois, elle restera ouverte aux nouveautés et aux conseils des autres. Elle aura su transformer le défaut de s’attacher à sa façon de penser et à ses croyances en la compétence à se faire apprécier des autres en établissant une relation équilibrée et de confiance. (lire part-2)

 

STEPHANE AYRAULT

Stéphane Ayrault est expert en Transformational Life Coaching, conférencier international, enseignant en spiritualité, yoga et méditation, et co-fondateur de Nataraj Sadhana Yoga Studies.

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