Il y a quelques semaines en naviguant sur les réseaux sociaux, je tombe sur une vidéo magnifique.

Un non-voyant était assis sur les marches d’un bâtiment avec un chapeau à ses pieds et un morceau de carton portant l’inscription : “Je suis aveugle, aidez-moi, s’il vous plaît”.
Les gens passaient à côté sans lui prêté attention.
Une dame qui passa près de lui remarqua qu’il n’y avait que quelques pièces dans son chapeau ; et que personne ne le calculait.
Elle prit son morceau de carton, le retourna, et y écrivit une autre phrase. Après quelques minutes, les gens commençaient à l’observer, à s’agenouiller en lui offrant des pièces.
En fin de journée, elle revint près de l’aveugle : son chapeau était plein de monnaie et même de billets.
Le non-voyant reconnut le pas de la dame et lui demanda : “Grâce à ce que vous avez écrit, je reçois bien plus qu’avant… Mais qu’avez-vous donc écrit ?”
La dame répondit : “Rien qui ne soit vrai. J’ai seulement réécrit ta phrase d’une autre manière”.
Elle sourit et s’en alla. Le non-voyant ne sut jamais que sur son carton, il était écrit : “Aujourd’hui, c’est le printemps ; et moi, je ne peux pas le voir”.
Si une simple phrase peut avoir cet effet, imaginez ce que notre parole, nos discussions, nos échanges peuvent créer comme impact sur nos vies.
Fascinée par la culture du pays du soleil levant, j’ai fait, lors de mes études supérieures, deux ans de Japonais. Au Japon, la politesse occupe une place centrale dans la langue. Selon le contexte, il faudra adopter un vocabulaire spécifique, des formes verbales ou encore des structures de phrases spéciales.
Par exemple si vous voulez dire « Je parle japonais », ça donne « Watashi wa nihongo o hanashimasu ». La phrase en japonais est structurée différemment au lieu du sujet + verbe + complément, c’est plutôt : sujet + complément + verbe.
Vous allez me dire pourquoi ? Eh bien, étant donné que c’est un peuple qui prêche le respect, e quand vous parlez avec un japonais, vous ne pouvez pas lui couper la parole, vous êtes obligé de l’écouter jusqu’à la fin pour comprendre le sens de la phrase.
Les mots changent la donne…La structure des mots parle.
Dans les contextes actuels qui sont extrêmement complexes, nous sommes assaillis de mots sombres, de mots noirs et difficiles à entendre. Plus nous allons porter de l’attention à ces mots, plus ils vont pouvoir infuser en nous. Mais nous avons le pouvoir de veiller au choix des mots que nous utilisons.
Dans ce qui suit, je voudrais partager avec vous trois astuces qui vous aideront à changer vos MAUX par des MOTS élévateurs.
Le fonctionnement de notre cerveau :
Plus nous utilisons des mots qui sont durs, violents et négatifs, plus nous allons agir négativement sur l’environnement. Chaque mot à sa propre énergie et il est d’autant plus important de comprendre que le cerveau ne fait pas intégrer la négation. Je vous donne un exemple extrêmement simple, si vous voulez parler de la météo et que vous dites « il fait un temps pourri », le cerveau va retenir le mot « pourri », si vous vous exprimez différemment et vous dites « il ne fait pas beau ! » le cerveau va retenir le mot « beau ».
Donc prenez l’habitude d’éviter des mots abrupts, des mots qui vont envoyer des énergies foudroyantes dans votre environnement car le monde est déjà suffisamment encombré par toutes ces sollicitations de noirceur qui viennent de nulle part.
En tant que parents, vous avez certainement vécu cette situation : à la maison vous envoyez votre enfant chercher quelque chose dans une autre pièce, et une fois sur les couloirs il part illico en courant, et combien de fois vous lui répétez « ne cours pas », qu’est-ce qu’il fait à ce moment ? Est-ce qu’il s’arrête ? Dans la majorité des cas, non voire même, il accélère encore plus. Parce que tout simplement, ce qu’il entend c’est le mot « cours ».
Et si nous remplaçons « ne cours pas » par « marche » !
Après l’avoir testé auprès de ma fille de 8 ans je vous garantis que ça fonctionne dans 80% des cas.
Ne contaminez pas votre entourage
On sait tous depuis la nuit des temps que les femmes parlaient plus que les hommes. On pense que c’est un cliché, mais voilà qu’il est chiffré et crédibilisé par la science, par les chercheurs de l’université du Maryland dans The Journal of Neuroscience. Un homme en moyenne prononce 7.000 mots par jour et une femme 20.000. Les femmes sont des pipelettes, les hommes sont des taiseux.
Nous les femmes, nous avons ce besoin de parler et assez souvent quand on est de mauvaise humeur, nous avons envie de sortir toute cette noirceur et contaminer notre entourage ; et bien sûr, même si nous parlons toute la journée avec nos collègues et nos amis quand on rentre le soir, nous avons toujours ce forfait qui bat son plein tandis que l’homme est déjà épuisé : il a juste une envie d’avoir la paix.
Le problème, c’est que c’est un forfait cumulable, c’est-à-dire si on ne se libère pas de ces
20 000 mots par jour, le lendemain on se réveille avec les 20 000 plus le reliquat d’hier. Ce qui peut avoir l’effet d’une bombe à retardement prête à exploser à n’importe quel moment.
Je vous recommande une technique infaillible, au lieu de vous jeter sur quelqu’un avec toute votre négativité, faites un nettoyage quotidien chaque soir ! Extériorisez, écrivez ce que vous ressentez, épuisez vos forfaits, dormez légers et légères au lieu de succomber au piège de paroles toxiques.
Le pouvoir du mot « Je suis » :
J’avais lu un livre « The power of I’M » d’un des grands prêcheurs américains qui s’appelle Joel Osteen. Le livre parle du pouvoir du mot « je suis ». L’ossature du livre se résume à cette citation :
« À chaque fois que vous dites le mot je suis ? Tous les mots qui viennent après viennent vous chercher »
J’ai une fille de 8 ans, en rentrant chaque soir à la maison, elle me retrouve en courant à la porte et dès qu’elle me voit, elle commence à me raconter toute sa journée : tous ses problèmes, sa chaussette perdue, son camarade vénère, son repas à la cantine…Et moi exténuée, je rebondis machinalement « Oh mon Dieu, comme je suis lessivée ! ».
Sans me rendre compte, j’invitais la fatigue à se coller à ma peau et bizarrement même en me reposant, je sentais toujours cette fatigue chronique.
À la place, j’ai remplacé « je suis fatiguée » par « maman a besoin de se reposer, je prends une douche et je suis toute à toi » ou par « Ce n’est pas la bonne forme mais ça ira », c’est toujours le même sens mais avec des mots différents. Et je vous garantis que ça a changé complétement la donne.
Les mots ont du pouvoir, les mots sont du pouvoir, les mots pourraient être votre pouvoir.
Votre bouche peut sortir du venin, elle peut envoyer des chars d’assaut pour détruire des cœurs, des armes destructrices, et des énergies vampirisantes, comme elle peut mettre du baume sur le cœur, guérir une âme brisée, connecter des esprits, changer une vie, inspirer une nation, faire de ce monde un endroit magique.
On connaît tous le pouvoir de nos mots et pourtant c’est effrayant le peu d’attention que nous y accordons.
Les mots ne disparaissent pas, ils continuent d’exister à partir du moment où tu les as prononcés ou que tu as envoyé le message. Ils existent dans les pensées et dans l’esprit de l’interlocuteur, mais aussi dans les souvenirs de Dieu.
Rappelez-vous ! Il nous faut peu de mots pour briser une âme mais il nous faut tous les mots du monde pour guérir ses blessures !








