L’humanité a toujours progressé grâce à des points d’inflexion. La chose qui prime, pour le moment, est de se poser la question de comment est-ce que l’on souhaite sortir de cette crise ?

Une pause pour réécrire
La crise n’est pas grave en elle même. C’est le traitement de la crise qui pose problème.
L’actuelle est une opportunité pour revoir nos copies. Jacques Attali, écrivain, économiste et haut fonctionnaire français, explique, dans son ouvrage «Les Trois Mondes» que “ce qu’on nomme la crise n’est que la longue et difficile réécriture qui sépare deux formes provisoires du monde.”.
L’humanité a, toujours, progressé grâce à des points d’inflexion. La chose qui prime, pour le moment, est de se poser la question de comment souhaitons-nous sortir de cette crise?
La sortie de crise nécessite de réfléchir «outside the box». Alors, ne vous en privez pas. Laissez libre cours à votre imagination pour trouver des solutions innovantes. C’est aussi un moment pour se poser la question sur notre part de responsabilité et ce que nous sommes prêt/es à faire pour y remédier.
Exercice à essayer : Une pause pour réécrire
Je vous propose l’exercice suivant : Commençons, d’abord, par visualiser l’après-crise, après le confinement et formulons un vœu. Eviter les formules évasives et creuses style «ce sera mieux qu’avant». C’est un objectif flou et vague qui ne donne pas la motivation suffisante pour faire de cette crise un tremplin vers mieux. Ensuite, faire le bilan de nos actions. Sur un tableau à trois colonnes : marquons sur la premières les actions que nous allons abandonner. Sur la seconde, celles que nous allons réviser. Et sur la troisième : celles que nous allons garder. Pour les deux premières familles d’actions, notons le bénéfice que nous tirons de chaque décision. Cela aide à tourner la page, facilement.
A la fin de cette période de crise, nous devons avoir, au moins, trois nouveautés dans notre vie. C’est cela savoir profiter de cette « pause ». Utilisons le confinement dans les choses qui créent de la valeur.
Une crise pour avancer
La crise est, que dis-je, ce point d’inflexion annonciateur du passage entre «deux formes provisoires du monde» sic Jacques Attali. Car le monde est en perpétuelle «réécriture». Ces turbulences sont provoquées par la perte d’équilibre (causé par la vacillement des certitudes) et l’équilibre à construire. C’est la future zone de confort. C’est demain.
La difficulté vient du fait que nous vivons, en simultané, le désordre provoqué par des éléments surannés (de l’ordre établi) et le désordre provoqué par des éléments du futur ordre à concevoir, à construire et à stabiliser. Force est de reconnaître qu’il y a risque de perdre pied, car les certitudes sont à réécrire.
Mais rassurons-nous, l’humanité a, toujours, progressé par points d’inflexion. Nous sommes, aujourd’hui, les témoins du changement de l’allure de la courbe de l’histoire de l’humanité. Si nous vivons ce confinement comme une obligation ou, encore pire, comme une damnation, nous avons, purement et simplement, raté notre rendez-vous avec l’histoire. Si, par contre, nous profitons de ce confinement pour faire un « peu de ménage », nous aurons rempli notre rôle d’acteurs de ce mouvement en marche.
Si chacun de nous fait évoluer sa perception de quelques nanomètres, nous aurons participé à la nouvelle allure de la course.
Mais, nous sommes 7,5 milliards de terriens ! pourraient s’exclamer les sceptiques. Je leur réponds, l’effet papillon fera le reste







