Les questions qu’on peut se poser, en rapport avec la parentalité sont nombreuses, les plus récurrentes sont celles qui concernent le type de parent qu’on est. Si jusqu’à présent vous ne vous êtes jamais posé ce genre de questions, il est temps de le faire pour que vous appreniez à vous connaître en tant que parent.

Les modèles parentaux sont variés, en réfléchissant bien, vous allez vous reconnaître dans un ou plusieurs modèles et quoi qu’il en soit, l’amour que vous portez à votre ou vos enfants ne pourrait être remis en question. Cette prise de conscience vous permettra, si nécessaire, de rajuster vos pratiques éducatives ; l’idée c’est de savoir si le type de parent que vous êtes convient ou non au tempérament de l’enfant que vous avez.
Le parent laxiste
Dans ce modèle les règles n’existent pas et c’est l’enfant qui décide, il a trop de pouvoir au sein de la famille car convaincu que l’enfant ne doit pas être frustré, le parent fait beaucoup de concessions et ferme l’œil sur ses “débordements”. Par ailleurs, Le parent cherche à tout prix l’affection de son enfant et se dit être son ami, Il en résulte que l’enfant ne connait pas ses limites et il est souvent rejeté par son entourage à cause de ses actes jugés inconvenables.
L’enfant a besoin d’éducation et d’accompagnement
Savoir qu’il y’a des règles et des limites qui encadrent son quotidien, rassure l’enfant .Il est du devoir des parents de fixer les limites de façon claire et veiller à les faire respecter. La relation parent-enfant ressemble à un puzzle ou chaque pièce a une place spéciale : l’enfant a plus besoin de recevoir l’amour de ses parents que de leur en donner. En voulant jouer le rôle de « l’ami », le parent renonce à son rôle « d’entraîneur », ce même rôle qui lui permet d’agir avec fermeté pour redresser la situation.
Le parent autoritaire
Contrairement au modèle précédent, les règles existent mais elles sont trop strictes et l’on accorde peu d’importance aux émotions : le parent n’accepte pas la discussion ni les compromis, il n’est pas à l’écoute et il veut toujours avoir le dernier mot ; il répond à ses besoins et non à ceux de son enfant. Le parent autoritaire croit qu’en acceptant de discuter, sa posture de supériorité sera touchée. Les parents autoritaires sont exigeants et réussissent à imposer ce qu’ils veulent sans que l’enfant ne comprenne pourquoi.
Avoir tout sous contrôle sans être autoritaire
L’enfant dont le parent est autoritaire se sent faible, démuni et sans importance ; il perd confiance en lui et sera enclin par la suite à faire beaucoup de concessions et à subir les choix des autres sans pouvoir discuter. Pour éviter que les choses ne dégénèrent, il est recommandé au parent de pratiquer une écoute active et s’ouvrir aux propositions de son enfant en lui laissant une marge pour faire des choix, expérimenter et découvrir pour qu’il ait confiance en lui. Il faut noter que ce genre d’exercices n’apporte de résultats que si le parent est prêt à changer. Par ailleurs les règles ne pourraient être respectées que si elles sont construites par les parents et l’enfant, de cette manière ils se sentiront impliqués.
Le parent surprotecteur
Protéger ses enfants c’est tout ce qu’il y’a de plus légitime, mais surprotéger c’est dépasser la dose prescrite, ce qui met l’enfant en péril. Le parent surprotecteur n’a pas confiance en son environnement, il voit le mal partout ; en surprotégeant son enfant, il compense ce sentiment de non sécurité. Il voudra tout faire à la place de son enfant de peur que quelque chose n’échappe à son contrôle. L’enfant finit par perdre confiance en lui et en ses capacités, son estime de soi est en baisse et il ne pourrait faire « une démarche » dans sa vie sans demander de l’assistance. Il est à noter qu’un parent surprotecteur le restera même si son enfant devient adulte.
Se libérer de ses craintes
Un parent surprotecteur doit d’abord se débarrasser de ses craintes qui le poussent à agir de la sorte, l’anxiété qui anime le comportement du parent finit par se transmettre à l’enfant. “Surprotéger” devient synonyme «d’étouffer » et la relation devient toxique. Il est donc impératif d’encourager l’enfant à prendre des initiatives et devenir autonome.
Quand les deux parents ne sont pas sur la même longueur d’onde
Il arrive que les parents ne soient pas d’accord sur la vision de l’éducation des enfants, chacun souhaite leur transmettre certaines valeurs. Néanmoins, ces écarts ne doivent pas être trop grands parce que l’enfant risque de se perdre entre les choix des parents. Des fois le désaccord sur les visions éducatives est bénéfique pour l’enfant, car imaginez ce que va être la vie d’un enfant avec deux parents autoritaires, laxistes ou surprotecteurs. Les écarts de visions éducatives des parents ne facilitent pas la vie de la famille mais il faut voir le bon côté des choses : La complémentarité est bénéfique et il faut se focaliser sur les apports positifs de l’autre dans l’éducation des enfants. Il est normal qu’on veuille convaincre l’autre parent par nos méthodes éducatives mais il ne faut rien imposer.
Vivre sainement sa parentalité sans tomber dans les extrêmes
La parentalité doit être une source de bonheur et de plaisir, d’ailleurs c’est le seul « métier » où l’on donne sans attendre de retour. Très souvent, les choix des parents quant aux modèles parentaux à adopter sont dictés par leur vécu quand ils étaient enfants, ils s’imprègnent de l’éducation qu’ils ont reçue : Pour pouvoir voler de leurs propres ailes, ils doivent faire le tri des pratiques éducatives qu’ils souhaitent garder et celles qu’ils préfèrent s’en débarrasser.
Pour éviter de basculer dans le modèle parentale extrême, le parent doit être consciencieux, aimant et attentif parce que l’enfant d’aujourd’hui est le parent de demain, et les choix éducatifs conscients ou inconscients de ses parents l’impactent d’une manière ou d’une autre et conditionnent sa vie future.
On ne peut espérer avoir des familles équilibrées avec des enfants éduqués dans le laxisme, la surprotection ou l’autoritarisme. Se remettre en question et revoir ses priorités éducatives en s’alignant avec ses valeurs, nous permet d’avoir des enfants autonomes et responsables de leurs actes qui pourront avancer avec des pas sûrs dans la vie active.
Donc une parentalité « modérée » qui mise sur la vigilance et le lâcher-prise, reste le modèle le plus approprié à adopter par les parents pour pouvoir accoster sur la rive la plus sûre pour tout le monde.








Tout est dit… une analyse récapitulative et profonde… J’ajoute juste que c’est lourd d’être parent, ça pèse sur les épaules des parents parfaits responsables et conscients de ce poids : éduquer sa progéniture, leur transmettre les valeurs d’aller de l’avant sans craintes… Certe l’équilibre dans les sentiments et les règles restent l’idéal… il reste à réussir cet équilibre….