Dans notre quotidien, nous utilisons souvent des adjectifs qui ne décrivent pas vraiment la réalité des choses : des adjectifs qui ne décrivent que très peu l’état décrit ou en présentent une forme exagérée.

Prenons l’exemple du mot « perfectionniste », ce mot est souvent utilisé par des personnes pour se décrire ou pour décrire les autres. Une étiquette qu’on peut coller à un manager qui impose des standards de réussite extrême, à un collègue qui ne se sent bien que si son résultat est couronné par un effort soutenu ou à une maman qui exige une propreté impeccable dans son domicile. Pour démêler les perfectionnistes normaux des perfectionnistes extrêmes, la psychométrie a classé dans une dichotomie les névrosés qui sont des éternels insatisfaits parce qu’à leurs yeux rien n’est assez ; et les perfectionnistes normaux qui puisent leur satisfaction dans l’effort soutenu.
Nous allons, aujourd’hui, nous pencher sur le comble du perfectionniste à travers deux outils du développement personnel l’ennéagramme et l’analyse transactionnelle.
Que dit l’ennéagramme sur le perfectionniste ?
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L’ennéagramme :
Commençons d’abord par expliquer ce que c’est que l’ennéagramme. Le mot ennéagramme renferme deux mots grecs : « ennéa » et « grammos » qui signifient « neuf » et « symbole », c’est un système d’étude de la personnalité fondé sur 9 types de l’être humain. Les 9 profils sont définis selon les mécanismes de l’esprit humain. Chaque individu possède les 9 profils de l’ennéagramme, mais ne les développe pas tous de la même manière. Alors, que nous apprend l’ennéagramme sur l’individu ? Cet outil nous apprend sur l’axe d’évolution : son émotion dominante, sa vertu ou son « idée dominante » ; et nous apprend sur les trois centres : instinctif, émotionnel et mental. Une énergie spécifique anime chacun des 9 profils, ils sont dotés de compétences et d’aptitudes précises.
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Le perfectionniste selon l’ennéagramme :
En ennéagramme, le perfectionniste correspond au profile 1, il est dans la rigueur, il cherche l’excellence, il a peur de faire des erreurs ; le perfectionniste est exigeant envers lui et envers les autres, il vise la reconnaissance sociale. Une personne du profile 1 est surtout épanouie dans le cadre professionnel. Souvent, sa droiture est interprétée comme étant de la rigidité.
Que dit l’analyse transactionnelle sur le perfectionniste ?
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L’analyse transactionnelle :
L’analyse transactionnelle est une approche complémentaire de l’ennéagramme qui a permis d’explorer la logique des échanges entre les individus.
L’analyse transactionnelle est une théorie psychologique et une méthode psychothérapique développée par Eric Berne dans les années 1960. L’analyse transactionnelle est une méthode d’analyse de la personnalité et de la communication entre les gens, c’est donc une thérapie qui aide à mieux se connaître et mieux vivre en groupe, elle vise à améliorer les échanges et les comportements que la personne entretient avec les autres.
Les drivers sont généralement des messages répétés par les parents, ils influencent inconsciemment notre comportement, et ce, depuis notre enfance. Selon l’analyse transactionnelle, ces messages sont émis par l’état du Moi Enfant des parents à l’état du Moi Enfant de l’enfant ; il existe cinq drivers ou messages contraignants : Fais vite- Sois fort- Sois parfait – Fais plaisir- Fais des efforts.
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L’injonction « sois parfait » :
Très souvent, les parents cachent leur satisfaction quand leur enfant ramène une bonne note, sous prétexte que ça le poussera à faire mieux la prochaine fois ; et bien en effet, il fait mieux et obtient la note qui va faire plaisir à ses parents, or quand il grandit, il a toujours le souci de vouloir faire mieux, ce qui fait de lui un perfectionniste qui se perd dans les détails et qui ne saura pas savourer le plaisir de la réussite. Donc, pour conserver l’attention de l’autre, la personne se montre parfaite et sans défaut.
Solutions pour soutenir le perfectionniste
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Dans l’ennéagramme:
Être perfectionniste, nous met face au risque de perdre confiance en nous parce qu’on place la barre trop haute, ceci déteint sur nos relations interpersonnelles. Il faut, donc, accepter que le monde ne soit pas parfait et apprendre à lâcher prise sur la perfection en acceptant l’erreur qui nous engage dans une voix d’apprentissage. Il faut apprendre à se fixer des objectifs atteignables, à valoriser ses efforts et à avoir plus d’estime de soi …
- Dans l’analyse transactionnelle:
Le perfectionnisme peut être un frein pour notre évolution, il ouvre la voie à la procrastination, à l’anxiété et conduit à une faible estime de soi. Donc, ce qu’il faut faire, c’est de se permettre et de s’autoriser à faire des erreurs, se faire des compliments quand on a réussi quelque chose et complimenter les autres pour leurs réalisations.
Quand la personne perfectionniste n’arrive plus à cadrer son perfectionnisme, il est recommandé de se faire accompagner par un professionnel, personne objective, afin de surmonter les difficultés qui résultent de son perfectionnisme et pouvoir mener la vie qu’il mérite.

